ALERTE À L’HÔPITAL

ALERTE À L'HÔPITAL

Précédemment dans Alerte à l’hôpital…
Une vague d’épuisement, d’absentéisme et de suicides terrasse le milieu hospitalier. Les agents subissent les restrictions budgétaires imposées par l’État. Les soignants sont comme leurs patients : malades. Malgré tout, ils tentent de relever la tête, bravant le fatalisme ambiant, leurs chefs et le manque de culture syndicale. Les blouses blanches vont-elles réussir à empêcher la casse de la santé publique ?
Ne ratez pas ce nouvel épisode !

POURQUOI L’HÔPITAL NE RUE-T-IL PAS
DANS LES BRANCARDS ?

INSPIRÉ DE FAITS RÉELS – SAISON 36, ÉPISODE 1 – TOUTE RESSEMBLANCE AVEC UNE SITUATION EXISTANTE SERAIT PUREMENT LIÉE À UNE ENQUÊTE DU JOURNAL MOINS UNE AUPRÈS DES AGENTS HOSPITALIERS DE TOULOUSE, LYON ET PARIS.

Extérieur – Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse – 6h21
Le son d’une ambulance. Le gyrophare bleuit les vitres. Les portes arrières d’un fourgon s’ouvrent.

Intérieur – CHU de Toulouse – 6h23
Un brancard frappe des portes coupe-feu qui s’ouvrent comme celles d’un saloon, poussé par deux ambulanciers. Une flèche sur un mur pointe l’unité de soins intensifs. Tout en accompagnant les derniers mètres du brancard au pas de course, une médecin se nettoie les mains au gel antiseptique.

AMBULANCIER : Femme de 33 ans, 1,67 m, retrouvée inconsciente sur son lieu de travail.
MÉDECIN, intriguée par cette dernière information : Quel travail ?
AMBULANCIER : Infirmière.

Intérieur – Hôpital privé à but non lucratif – Lyon – 18h45
Arnaud, 36 ans, débute sa nuit. Dans le vestiaire, il enfile en vitesse un pantalon. Il attrape un badge posé sur le banc qu’il épingle à sa blouse. La caméra zoome : « Aide-soignant. Arnaud. »

Arnaud passe une double porte marquée USIC (Urgences soins intensifs cardiaques). Dans le couloir, des gens en blouse courent d’une chambre à l’autre. Il lâche, tout haut :
« La nuit va être longue. »
Cut. Arnaud est au téléphone. On comprend que le Samu amène un patient.
Cut. Arnaud masse une femme, inerte, sur un brancard. Cut. Les aiguilles tournent sur l’horloge
Cut. Arnaud masse toujours. Un médecin arrive.

MÉDECIN : Ça fait combien de temps que vous massez ?
ARNAUD : Trois quarts d’heure.

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